Réindustrialiser, une solution économique et écologique.
En 2025, une septième « limite planétaire » a été franchie avec l’acidification des océans. En effet, selon le GIEC, environ 40 à 50% seulement des gaz à effet de serre émis se retrouvent dans l’atmosphère, causant le réchauffement climatique. Les 60% restants sont absorbés à parts à peu près égales par les sols et les océans.
Lorsqu’il absorbe du dioxyde de carbone, l’océan s’acidifie, ce qui cause des dommages à la vie marine, mais réduit également ses capacités d’absorption futures. Le processus inverse, de désacidification, en revanche, peut prendre des siècles. Ainsi, à l’échelle d’une vie, il semble impossible de réduire la quantité de gaz déjà absorbée. L’enjeu est donc de limiter les émissions mondiales, car nous considérons collectivement que l’acidification a atteint un point de non-retour qui nous impacte tous pour les siècles à venir.
D’où viennent ces émissions ? Parmi les principaux postes, la production de marchandises, l’industrie au sens large, et le transport ; la principale région émettrice étant l’Asie. Or, nous savons que nous produisons beaucoup en Asie pour consommer en France, et par extension en Europe : électronique, textiles, … Ces biens sont produits pour nous, par des pays qui en subissent les impacts directs et au prix d’une dette carbone conséquente.
Que faire donc ? La France, seule, ne sauvera pas la planète, et nous devons nous adapter au réchauffement climatique autant que chercher à le diminuer. Mais la France a un rôle à jouer. Nos deux principaux outils sont : produire en France et consommer moins.
L’Engagement est un parti politique fondé autour de l’œuvre et des idées d’Arnaud Montebourg. Nous prônons une réindustrialisation ambitieuse : en 10 ans, rapatrier 1000 usines et 100 milliards d’euros de valeur ajoutée. Le côté économique saute aux yeux : réindustrialiser permettra entre autres de redresser le taux d’emploi, faire revivre des territoires, rééquilibrer la balance commerciale et fournir de nouvelles recettes à l’État.
Réindustrialiser fait partie de ce que nous pouvons faire de mieux pour la planète. En effet, notre électricité est déjà décarbonée, et notre industrie transitionne lentement mais sûrement vers le Net Zéro. Rapatrier de la production en France verra l’amputation du transport; les procédés de production seront plus propres, et l’électricité française qui alimentera cette industrie sera également moins émettrice. Ainsi, nous augmenterons un peu nos émissions chez nous, pour les diminuer beaucoup ailleurs.
Cette réindustrialisation requiert d’un État-stratège du courage, de l’organisation et une vision. Convaincus qu’une telle politique est nécessaire mais que l’échelon français ne sera pas suffisant, l’Engagement appelle également les dirigeants européens à l’expression d’une volonté politique en faveur du redressement productif, par la relance et pour l’environnement.
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